| JAC 97 |
| Rubrique : Actualité catastrophes |
| Auteur : Patrick Lagadec, directeur de recherches, département économie, Ecole polytechnique |
|  | REFLEXIONS SUR LES PLANS EN CAS DE CRISES
La question des plans a toujours tenu une place importante dans nos références et pratiques en matière de secours, de catastrophes et de crise. Avec la montée des crises multiformes et mondialisées aujourd'hui, cette question devient encore plus importante.
On vient de l'observer sur l'épisode de la pandémie A(H1N1) qui a vu l'application par l'OMS du plan mondial pandémie grippale, avec ses déclinaisons immédiates dans un très grand nombre de pays autour du globe. On a mesuré avec quelque perplexité la complexité du sujet lorsque l'on a enfin pris conscience du fait que le plan de référence
reposait sur l'hypothèse d'un virus à haute létalité. Et l'on en est venu à se demander si les logiciels de réaction n'étaient pas fondamentalement décalés.
L'adage : "Il vaut mieux un mauvais plan que pas de plan du tout" est peut-être à reconsidérer avec un minimum
d'esprit critique. Même en cette matière souvent quasiment "sacrée", plus objet de vénération que de réflexion distanciée.
Dans ce texte, Patrick Lagadec propose trois volets de réflexion portant respectivement sur : les forces du plan ; ses pièges possibles ; les perspectives que l'on peut considérer désormais, dans notre nouvel univers des crises du XXIe siècle, pour traverser les crises et penser nos plans de la façon plus plus appropriée; ce troisième volet est enrichi par de multiples retours d'expérience (11- Septembre, AZF, etc.) et de grands témoignages (Pr. Pierre Carli, le
Préfet Frémont, etc.). Un certain nombre de textes sont proposés en annexe pour nourrir le questionnement : les grandes lignes de réflexion consacrées par les fondateurs du Disaster Research Center (le premier centre d'étude des désastres au monde) ; des extraits de textes particulièrement stimulants pour la réflexion (Henri Kissinger
et son plaidoyer pour le contrôle stratégique de l'opérationnel tactique ; Barbara Tuchman et ses réflexions sur la tragédie de 1914 – si rigoureusement conditionnée par les plans de part et d'autre ; Clausewitz et ses réflexion sur le méthodisme).
L'intégralité de cet article peut être consulté dans le document téléchargé ci-contre
|