Sous la direction scientifique de :

Valentine ERNÉ-HEINTZ, Maître de conférences HDR en socio-économie, Université de Haute-Alsace

Cédric DUCHÊNE-LACROIX, Chercheur senior en développement durable, HEIG-VD/Université de Bâle

Teva MEYER, Maître de conférences en géopolitique et géographie, Université de Haute-Alsace

LE PROGRAMME ICI 

Les démantèlements de centrales nucléaires font émerger un débat tant sur les trajectoires des territoires nucléarisés que sur les modes de gestion des déchets de déconstruction.

Déconstruire un objet nucléaire. Derrière l’objectif technique s’articulent des enjeux politiques, sociaux et économiques contingents, variant dans le temps et l’espace. Ce qui a été nucléaire peut-il arrêter de l’être ? La nucléarité, comme catégorie technopolitique, peut-elle être déconstruite ?

Ce colloque ambitionne d’interroger ces principaux défis ou contraintes. Il se construit autour de deux grands axes :

– Le premier axe concerne les scénarios. En comparant les retours d’expérience, l’objectif est ici d’entrevoir des modèles ou des formes de congruence entre des scénarios et des processus mis en œuvre par différents acteurs lors des stratégies de démantèlement.

– Le second axe explore la définition mouvante des seuils de radioactivité (ou seuils de libération ou « clearance levels »), outil de la « dénucléarisation » des matières et des lieux.

Les approches interdisciplinaires et comparatives permettront d’aborder la question des histoires électronucléaires civiles sous l’angle de la définition du postnucléaire et de différentes expériences afin de poser les bases d’une réflexion sur la reconversion des « territoires nucléaires ». Cette approche interculturelle vise à démontrer qu’il existe non pas, une politique de démantèlement, mais des démantèlements tributaires des territoires et des chronologies.

Inscription obligatoire : cerdacc@uha.fr