Claude LIENHARD
Avocat spécialisé en droit du dommage corporel,
Professeur émérite de l’Université Haute-Alsace,
Directeur honoraire du CERDACC (UR 3992)

C’était notre ami parce que c’était lui, parce que c’était nous.
Jo, Marie-France, Claude, Françoise, Théo.
Une histoire simple à la façon de Claude Sautet.
C’est l’histoire du JAC, la nôtre, la vôtre, vous nos fidèles lecteurs.
Nous étions des aventuriers, des explorateurs.
Jo s’est imposé naturellement, calmement, sereinement, comme capitaine de cette étrange et orignal OVNI de la presse qu’est le JAC, qui est désormais inscrit dans l’ADN de l’IUT de Colmar, du CERDACC et de l’UHA.
Jo était profondément journaliste, très exigeant et absolument humain.
Sévère avec nos écrits souvent corseté dans notre langage de juriste qu’il relisait crayon de papier à la main, qu’il annotait et suggérait de faire simple, concis, compréhensible et de ne jamais négliger le récit et toujours vérifier les sources.
Profondément généreux de ses conseils et son expérience, il partageait sans compter. Il nous a profondément enrichi, rendu meilleur au rythme des parutions.
Il était curieux de tout, maîtrisait parfaitement la langue, critiquait toujours à bon escient, rigoureusement, il avait le sens des priorités. La règle était la ponctualité de la parution toujours respectée après 255 numéros !
Il fut pendant longtemps le métronome du JAC, comme il le rappelait dans une interview publiée (https://www.jac.cerdacc.uha.fr/linterview-du-numero-200-jo-laengy/) et nous a transmis ses exigences.
Son métier de journaliste aux Dernières Nouvelles d’Alsace qui l’avait passionné l’a conduit à chroniquer le crash du Mont Sainte-Odile pendant de longues années. Pour avoir partagé avec lui et les victimes de ce drame le combat pour la vérité de cette tragédie, je suis persuadé de ses fidélités et que son âme d’humanité ne manquera pas d’être aperçue au mont Odile les 20 janvier à venir, date anniversaire, jour de souvenir et de recueillement.
Pour nous, la communauté du JAC et du CERDACC, nous nous souviendrons que, Place du 2 février, puis au Grillenbreit à Colmar, il y avait une immense complicité et convivialité entre nous.
Nos plus belles années !
Merci à toi l’Ami Journaliste.


