Jacques Fialaire (sous la dir. de),
Du droit à l’éducation à la protection de l’enfance,
LexisNexis, 2018

 

En partant des politiques concourant à l’effectivité du droit à l’éducation dans la première partie, les contributeurs rassemblés dans cet ouvrage « Du droit à l’éducation à la protection de l’enfance » appréhendent la quête du bonheur de l’enfant en adoptant une large conception qui englobe les questions relatives à la santé. Il est vrai que le bonheur et le bien-être de l’enfant semblent plus évidents lorsqu’il est en bonne santé. L’ouvrage aborde sur ces points des thèmes très intéressants, tels que le harcèlement scolaire, le décrochage scolaire et la prise en compte de la psychologie de l’enfant. Le droit à l’éducation est traité sous l’angle des usagers des services d’éducation, sans qu’il soit question de l’éducation assurée par les familles. Pour rendre effectif le droit à l’éducation (scolaire), il importe aussi de veiller à la bientraitance à l’école et à tout ce qui contribue pour l’enfant au « bien grandir » mais aussi, le cas échéant, à bien réparer, au travers du contentieux des accidents scolaires, les préjudices qu’il a pu subir durant le temps de l’école.

La deuxième partie de l’ouvrage est consacrée à l’universalité des droits de l’enfant, ce qui permet de passer de l’élève scolarisé à l’enfant protégé. Là encore tout est fait pour assurer bonheur et bien-être à l’enfant, même si des efforts restent à faire pour des enfants particulièrement vulnérables et fragiles (voir notamment le droit à l’éducation des mineurs étrangers, l’accès à l’école pour les enfants handicapés). Une approche de droit comparé propose d’utiles réflexions constructives et fait apparaître que les droits de l’enfant reposent sur un socle international consacrant un droit général au bien-être de l’enfant. Le droit de l’enfant au bonheur est appréhendé à la fois dans une dimension individuelle et collective et c’est ce qui fait sa force ! Cet ouvrage rassemblant les actes du colloque organisé le 2 juin 2017 à Nantes participe à la défense des droits de l’enfant et la recherche de son bonheur en passant par différentes branches du droit sur la base d’une analyse originale qui s’efforce de conjuguer différents droits de l’enfant, à savoir l’éducation et la protection, les deux étant étroitement liés.