Nathalie Arbousset

Ingénieur d’études au CERDACC

 

Une belle aventure !

Jo Laengy a été rédacteur en chef du JAC du premier numéro (février 2000) jusqu’au numéro 137 (octobre 2013). Ce travail de journaliste, il l’a accompli bénévolement pendant 13 ans. A l’occasion de cet anniversaire, Jo revient sur la création du JAC.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux travaux du CERDACC ?

Mon métier de journaliste aux Dernières nouvelles d’Alsace (DNA), m’a conduit à traiter du crash d’Habsheim (26 juin 1988) et de celui du Mont Sainte-Odile (20 janvier 1992). C’est ainsi que Claude Lienhard m’a connu, il m’a contacté par téléphone. Ensuite, j’ai rencontré Marie-France Steinlé-Feuerbach et Théo Hassler et c’est comme ça que je suis devenu secrétaire général du CERDACC en 1995. En 1999, j’ai eu l’occasion de prendre ma retraite. C’est lors d’un déplacement pour un colloque de l’INAVEM que Claude m’a proposé de créer un journal, qui devait être publié sur internet. Voilà comment est né le JAC.

Comment avez-vous conçu le premier numéro ?

Ni Claude ni moi-même nous ne savions ce que nous allions y mettre. Nos connaissances en informatique étaient rudimentaires. On a fait du « bricolage ». On est parti des thématiques du CERDACC et puis les membres du CERDACC, qui était à ce moment-là une dizaine, ont écrit. Et les numéros se sont enchainés. C’est Mario Heimburger, du service informatique de l’IUT, qui les mettait en ligne.

Etait-il facile de convaincre les auteurs de rentrer dans le moule des contraintes éditoriales ?

Il est vrai que pour les juristes il est important lors de la rédaction d’un article de développer les idées, de les étoffer alors que pour le journaliste il est primordial d’être concis. Aussi je rappelais aux auteurs, chaque mois, les contraintes éditoriales qui étaient notamment dictées par le souhait d’être lu.

Combien de temps consacriez-vous au JAC ?

Je venais à l’IUT de Colmar, d’abord place du 2 Février puis au Grillenbreit, une journée et demi par semaine, et plus lorsqu’il fallait boucler le numéro. Et tous les jours, chez moi, je faisais une revue de presse nationale et internationale des catastrophes.

 Et votre collaboration avec Françoise Geismar ?

Elle faisait un travail important de relecture, de correction, de retranscription. Elle mettait de l’huile dans les rouages.

Que vous a apporté le JAC ?

Beaucoup de plaisir ! J’ai continué à être journaliste, je me suis enrichi auprès des membres du CERDACC de leurs connaissances mais aussi, et surtout, humainement.

Et si vous aviez trente ans de moins, vous recommenceriez ?

Oui, oui. Tout de suite. Je suis très content que le JAC perdure et je suis très heureux d’avoir participé à cette belle aventure !

Souvenirs, souvenirs !!! Si maintenant les publications en ligne sont courantes, ce n’était absolument pas le cas il y a vingt ans, souligne Marie-France Steinlé-Feuerbach, qui reconnaît qu’à l’époque l’idée de Claude Lienhard et de Jo Laengy lui a paru « loufoque »… Opinion vite démentie par le succès du JAC. « Bricolage » dit Jo Laengy, mais en réalité il s’agissait d’un travail approfondi effectué par un vrai journaliste qui n’hésitait pas à traverser la France, et même les océans, pour effectuer ses reportages. Sans Jo, l’aventure n’aurait pas été possible. Une pensée également pour le service informatique ainsi que pour l’IUT de Colmar, alors seul IUT de France abritant un centre de recherche en droit, pour leur soutien technique et financier.

N’oublions pas la chaleureuse ambiance créée par Jo et Françoise Geismar : c’était fête le mardi place du 2 Février à Colmar !!