Le mardi 27 juin 2017, Bertrand Pauvert et Muriel Rambour ont organisé un colloque sur « Tourisme, sécurité et catastrophes » à l’IPAG de Paris II. Nous remercions vivement M. le professeur Gohin de nous avoir accueillis dans ses locaux ainsi que le personnel administratif pour sa disponibilité et sa gentillesse. Nous remercions également nos partenaires (ENSOSP, SETO et AFDSD), le ministère des affaires étrangères, les forces de sécurité, l’UHA, la mairie de Mulhouse, les tours opérateurs et les intervenants pour leur contribution à la réalisation de ce colloque et à la qualité des échanges.

D’ici la fin de l’année, l’intégralité des actes de ce colloque seront publiés aux Editions Varennes.

Ces quelques lignes se proposent donc de mettre en lumière quelques idées-forces qui sont ressorties de cette rencontre.

Le tourisme est dans une situation particulière. En visite dans un lieu pour son agrément, il ne pense pas aux risques naturels, technologiques ou terroristes qui pourraient le toucher.

La question de l’information du touriste sur l’existence d’un risque a été longuement évoquée. En France, le quai d’Orsay diffuse des informations sur la dangerosité des destinations, sur la nature des risques existants mais toujours dans un langage qui mêle à la fois le souhait de prévenir le danger et de ne pas entraver la liberté de circulation. On voit alors poindre la difficulté de dissuader une personne de se rendre sur les fronts de guerre, dans des pays où l’enlèvement d’occidentaux est une activité courante dès lors que des vols, vers ces destinations, sont organisés par des compagnies aériennes.

La question de l’information du touriste une fois sur place a été également abordée. Le touriste étranger ne bénéficie pas d’un statut particulier. Bien souvent l’information sur les risques locaux n’existe pas, et si elle existe, de deux choses l’une, ou bien le touriste la néglige et n’en prend pas la mesure ou bien elle n’est pas traduite dans sa langue maternelle. Le barrage de la langue constitue, en conséquence, un obstacle majeur. C’est d’ailleurs de ce côté que des efforts ont été entrepris notamment en France. Ainsi il existe un partenariat entre la sécurité publique de Paris et l’Institut des langues orientales de Paris afin qu’un interprète dialogue avec les touristes de nationalité coréenne, japonaise ou chinoise victimes d’une agression.

Il convient donc de repenser la place du touriste à l’aune du risque. C’était précisément le sujet de ce colloque.