Claude Lienhard

Avocat spécialisé en droit du dommage corporel,

Professeur Emérite à l’Université de Haute-Alsace,

Directeur honoraire du CERDACC

Li Wen Liang est un héros.

 Il était médecin ophtalmologue.

 Il est mort à 34 ans suite à l’exposition au coronavirus.

 C’est un lanceur d’alerte des temps modernes.

 Il avait à l’évidence l’étoffe d’un héros de la démocratie.

Il a défié le pouvoir chinois en exerçant son activité et n’a pas accepté que l’on cache la vérité au peuple.

 Les lanceurs d’alerte sont des protecteurs de l’humanité et de notre humanité.

Ils défient par leur parole libre et courageuse les mensonges officiels qu’ils mettent à l’épreuve des faits.

La liberté de parole est essentielle dès lors qu’il s’agit de faire face à une crise sanitaire.

Le Dr Li Wen Liang, dès le 30 décembre 2019, avait attiré l’attention de ses collègues sur le fait que sept personnes travaillant sur le marché des animaux de Wuhan avaient été hospitalisées et semblaient avoir contracté un virus particulier.

 Il avait été interpelé et a dû signer un procès-verbal reconnaissant qu’il « perturbe l’ordre social ».

A l’heure actuelle les journalistes citoyens chinois qui essayent de communiquer font l’objet d’intimidation, voire plus.

Nous avons non seulement un devoir de vigilance absolue sur les nouvelles qui sont diffusées et la propagande qui les soutient, mais également au regard de la mondialisation du risque, un devoir d’ingérence !