PLAIDOYER POUR LE VIVANT, Bernard Drobenko,  Editions St- Honoré, avril 2021

 

B. Drobenko, Professeur émérite des Universités, membre du laboratoire TVES, ULCO/Lille1, membre associé du CRIDEAU Limoges, a consacré ses travaux à l’étude de l’urbanisme et de l’environnement (eau, mer, littoral risques).

Il a publié de nombreux articles et plusieurs ouvrages dont le Droit de l’urbanisme (Lextenso-Gualino), Introduction au droit de l’eau (Johanet), Le droit à l’eau, une urgence humanitaire (Johanet), il est co-auteur du Code de l’eau (Johanet).

Ses engagements auprès d’ONG écologistes et humanistes, comme son parcours, enrichi des échanges sur la plupart des continents, ont nourri les développements de cet essai, un challenge pour l’avenir, pour le vivant.

Bernard Drobenko nous présente ici son dernier ouvrage.

Le vivant est danger du fait de l’Homme, la majorité de l’humanité est en souffrance. Nous en connaissons les causes, scientifiquement établies.

Les discours sur le monde d’après, se multiplient. Après les conférences, après les forums : quelles actions ?.  Avec le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, le 6° continent, la dégradation des océans, des forêts ou des eaux douces, nous évoluons dans une logique « mortifère ».  La pandémie en cours apparaît comme un indicateur de plus des limites de cette logique, dans un monde fini.

L’ouvrage démontre « Comment en sortir », c’est-à-dire engager un processus rendant viable la planète, pour l’ensemble du vivant. Une approche qui bouscule les idées reçues, remet en cause les pratiques fondées sur l’adéquation production/consommation sans fin.  Après une analyse de la situation, il propose de fonder notre agir sur la capacité limite de charge des écosystèmes et leur biocapacité, tout en intégrant les droits de l’Homme.  La question démographique est intégrée. A l’appui des diverses connaissances scientifiques, est démontrée la possibilité de prendre en considération la chaîne des interdépendances, des solidarités, une perspective d’éco-partage », inédite à ce jour.

En identifiant des fondements, notamment culturels répondant aux défis, en adoptant une régulation pour répondre aux enjeux, émergent des solutions adaptées aux défis posés. Sont aussi traitées les responsabilités, notamment politiques et les modalités de les assumer y compris avec la justice.

 La mutation proposée peut encore être choisie, mais en urgence.

Il s’agit bien de tendre vers un inversement de nos relations au vivant, en dressant une perspective répondant à cette responsabilité que préfigurait le philosophe Jonas.

 Comment passer d’un univers anthropocentrique à un univers éco-partagé, voilà le défi !.  Le propos se veut optimiste, constructif, une espérance fondée sur l’intelligence de l’humain, pour le vivant.